Au programme du Conseil de janvier 2026 : lutte contre les PFAS, aide aux personnes sans abri, baignade à Confluence & évolution de Bellecour !


Ce Conseil avait la particularité d’être le premier de l’année et le dernier du mandat 2020-2026 !

Gautier Chapuis, co-président du groupe Les Ecologistes, a profité de son intervention, en début de Conseil, pour revenir sur les 6 dernières années et évoquer l’avenir « Je suis fier de ce que nous avons accompli, fier d’avoir contribué à faire évoluer cette ville, fier d’avoir tenu la très grande majorité de nos promesses, qui étaient pourtant ambitieuses. Fier de l’avoir réalisé au sein d‘un groupe d’élus, en majorité non encartés, non partisans, émanant vraiment de la société civile. Des élus qui étaient sans étiquette mais avec une éthique, un socle commun de valeurs fortes : pour l’environnement, pour la justice sociale, pour la démocratie de proximité […] Je vis ce qui se passe ces dernières années dans notre ville plutôt comme une bouffée d’oxygène, une bouffée d’air pur, un signe d’espoir. Avec une politique qui tisse des liens, qui embellit, qui prépare l’avenir, qui ne stigmatise pas et qui tente de n’oublier personne en faisant avec tout le monde. »

#CMLyon Faire de la politique, c’est assumer des choix de long terme. Des transformations qui prennent du temps, pour préparer dès aujourd’hui une ville capable d’affronter les défis climatiques de demain. @gautierchapuis.bsky.social

Les Ecologistes de la Ville de Lyon (@groupeecoloslyon.bsky.social) 2026-01-22T09:27:51.509Z

Suite au vote au Budget participatif de citoyennes et citoyens, plusieurs subventions d’investissement ont été accordées au CCAS (Centre Communal d’Action Sociale) : 60 000 € pour aménager le restaurant social la Tablée des Gones dans le 3e arrondissement, 10 000€ pour l’acquisition d’un vélo cargo pour lutter contre le gaspillage alimentaire (qui sera mis à disposition d’associations pour faciliter la récupération d’invendus des boulangeries) et 50 000 € pour améliorer l’accueil des sans-abris via l’acquisition de matériel telles que des chauffeuses et des lits.
Cette toute dernière subvention s’inscrit dans un ensemble d’actions en faveur des personnes sans abri. En effet, bien que l’hébergement d’urgence soit une responsabilité de l’État en France – et donc, de la préfecture à Lyon – et que la ville n’a aucune responsabilité sur le sujet, les élues élus, et les services déploient une énergie considérable pour trouver des solutions, en lien et en dialogue avec les collectifs, qu’elle rencontre régulièrement.

En ce moment, chaque soir, environ 800 personnes sont mises à l’abri grâce à la mobilisation de la Ville de Lyon. Par ailleurs, quand elle le peut et sur des sites qui lui appartiennent, la Ville autorise les occupations et accompagne les collectifs et associations. Un exemple récent : le parc Blandan. Malgré une exploitation des modules pré-fabriqués par des services municipaux, la Ville de Lyon a décidé d’en autoriser son occupation temporaire. 27 familles comprenant 80 enfants sont ainsi mises à l’abri jusqu’à la fin de la trêve hivernale. L’occupation est également autorisée par exemple au jardin des Chartreux, où la Ville a installé des douches, des toilettes, et des points d’eau.
Enfin, 3 millions d’euros de budget ont été dédiés à l’hébergement d’urgence en 2025 (67 fois plus de budget sur ce mandat au total que lors du précédent), auxquels s’ajoutent 1,4 million d’euros de subventions versées aux associations œuvrant dans ce domaine. Enfin, 2 centres d’hébergement d’urgence ont été créés sur le mandat.

Le Conseil a adopté ce jeudi la participation de la Ville de Lyon à l’étude ELYPSE (Étude en région LYonnaise de la contamination aux PfaS dans les Écoles), qui permettra de mesurer la présence de PFAS dans l’air intérieur et les poussières de 10 écoles lyonnaises. Les PFAS ont de nombreux impact sur la santé, ils peuvent perturber l’équilibre hormonal, freiner la croissance normale des enfants, toucher la thyroïde, entraîner plus de maladies chroniques à l’âge adulte de ces derners, provoquer cancers et troubles immunitaires, réduire la fertilité…etc. Les données relatives à la contamination par ces perturbateurs endocriniens dans les environnements intérieurs demeurent encore très parcellaires et nécessitent un effort de recherche pour en améliorer la connaissance, d’où l’importance d’initiatives comme ELYPSE.
La Ville de Lyon a engagé pendant ce mandat un plan global de lutte contre les perturbateurs endocriniens, qui met par exemple fin à l’utilisation de produits phytosanitaires et biocides, réduit l’exposition aux perturbateurs endocriniens et s’appuie sur des critères d’éco-conditionnalité dans les achats et contrats publics. Côté Métropole de Lyon, en l’absence de cadre réglementaire et par mesure de précaution, Eau du Grand Lyon a engagé une démarche de surveillance systématique du TFA dans ses analyses de qualité de l’eau depuis l’été 2024. La Métropole de Lyon, la Régie Eau publique du Grand Lyon et le Syndicat mixte d’eau potable Rhône-Sud, ont également assigné Arkema et Daikin devant le tribunal judiciaire de Lyon en référé expertise pour faire la lumière sur la responsabilité éventuelle des deux industriels dans la pollution aux PFAS.

Concernant le domaine de la santé toujours, une subvention de 30 000 € a été attribuée à l’Institut éco-citoyen (IEC) du territoire lyonnais dans le cadre de sa création. Cet institut est un outil de démocratie sanitaire locale innovant, qui a de nombreux objectifs parmi lesquels le fait de produire, mutualiser et diffuser des connaissances scientifiques sur les polluants, ainsi que leurs impacts sur la santé humaine, animale et les écosystèmes ; de rendre ces connaissances accessibles et actionnables par les parties prenantes, et de favoriser leur prise en compte aux niveaux politique, législatif et réglementaire.

Ce dernier Conseil du mandat a donné lieu au vote du projet de baignade urbaine aménagée dans la Darse de la Confluence. L’objectif étant de diversifier l’offre de baignade et de proposer de nouveaux lieux de fraîcheur accessibles aux Lyonnaises et aux Lyonnais en complément des piscines municipales.
Un périmètre de près de 1500m² permettra d’avoir un usage récréatif, à destination de tous les publics (deux bassins dotés de fonds aménagés) et un usage sportif, avec des lignes d’eau dédiées à la nage. Un suivi régulier de la qualité de l’eau sera mis en œuvre.

L’ouverture est prévue à l’été 2027 !

D’autres évolutions majeures, en lien avec la Métropole, ont également été votées lors de ce Conseil, à commencer par la végétalisation de l’allée nord de la place Bellecour. Un projet qui fait suite aux aménagements réalisés dans le cadre du premier budget participatif, avec l’installation du Tissage urbain qui a rapidement permis de lutter contre l’îlot de chaleur que représentait la traversée de la place.

Les travaux de végétalisation commenceront fin 2026 👇

Autre projet d’importance adopté : la requalification de la rive droite du Rhône. Objectif : un espace public plus apaisé, végétalisé, favorable aux mobilités actives et au lien avec le fleuve, dont voici un aperçu :

🆕 Une partie des anciens bains douches municipaux Flesselles (dans le 1er arrondissement) est cédée en vue de la réalisation d’un pôle médical (soins primaires, bureaux médicaux, centre de radiologie et espace de formation). Le Lavoir, au rez-de-chaussée, reste propriété de la Ville. Cette décision représente une étape importante dans la reconversion de ce site patrimonial emblématique, fermé depuis 10 ans, au service de la santé de la population et des habitantes et habitants du quartier.

🌵 Lauréat en septembre du Loto du Patrimoine parmi 102 sites, le projet de restauration des petites serres de la Tête d’Or a décroché la dotation maximale, soit 300 000 euros. Pour cet ensemble emblématique de structures horticoles datant de la fin du XIXe siècle et propriété de la Ville de Lyon, les objectifs sont multiples : contribuer à la conservation d’espèces botaniques rares et en voie de disparition, agissant comme un lieu de sauvegarde et de recherche contre leur extinction potentielle, restaurer un bâti remarquable, élément majeur du patrimoine du Parc de la Tête d’Or. Une collecte de dons est actuellement en ligne sur le site de la Fondation, avec un objectif de 1 million d’euros, à destination des entreprises et des particuliers, pour financer la poursuite de la restauration de ce patrimoine lyonnais.

🏐 La Ville de Lyon et l’ASUL Lyon Volley ont annoncé l’installation du club dans la salle Mado Bonnet (Lyon 8ᵉ), marquant une nouvelle étape importante pour l’association et pour le développement du volley-ball à haut niveau sur le territoire lyonnais. Après plusieurs décennies passées à Gerland, le club bénéficiera désormais d’un équipement toujours plus adapté à ses besoins sportifs, organisationnels et à ses perspectives de croissance.

La nouvelle cour nature de l’école Les Petits Canuts, dans le 4e, vient d’être inaugurée !

Avec plus de végétation, des espaces pensés pour jouer, apprendre et respirer.

Un cadre plus agréable au quotidien, pour les enfants comme pour les enseignants.

L’avenue Felix Faure se transforme pour accueillir le futur TB12 ! Cette ligne aura une amplitude horaire importante (4h30 – 00h30), une fréquence de 7 minutes en heure de pointe, avec des trolleybus très grands. En février, elle fera le lien entre Part-Dieu et la place Kimmerling. Dès 2027, elle reliera la gare aux Sept Chemins en seulement 25 minutes.

Dans le 3e arrondissement, la rue de Bonnel s’est transformée en une avenue arborée, avec 17 arbres en plus, et un secteur plus tranquille et plus sûr.

Les travaux de ce projet demandé de longue date par les habitants sont terminés et les nouveaux usages prennent le pas !

Dans le 6e arrondissement, l’avenue Verguin se transforme avec l’arrivée de la voie lyonnaise 4 et le réaménagement du parvis d’entrée du parc de la tête d’Or. Avec des plantations qui arrivent très prochainement pour embellir cette entrée de Lyon !

Le debrief du dernier Conseil, en décembre 👇

Au programme du Conseil de décembre 2025 : les solidarités comme ligne directrice !

Le debrief des derniers Conseils municipaux est à retrouver ici.